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RAPPORT ANNUEL 2011-2012 - Groupe Bayard

RAPPORT ANNUEL DE GESTION DU GROUPE BAYARD
Exercice 2012-2013


ACTIVITÉ DU GROUPE


Contexte Ă©conomique

L’exercice clôturé en juin 2013 porte la marque de la dégradation de la conjoncture économique, en premier lieu avec la publicité, mais aussi avec la baisse de la consommation des ménages qui nous atteint malgré la spécificité de notre offre.

La profession poursuit la restructuration en profondeur de Presstalis rendue nécessaire par l’érosion continue des ventes au numéro de la presse. Celles-ci reculent sur la période juillet 2012 à juin 2013 de – 8,7 % en valeur, toutes catégories de presse confondues, et de – 11,2 % en volume [Source : Presstalis].


Les revenus publicitaires de la presse en France subissent Ă©galement un repli sur un an glissant, avec des volumes de pagination en retrait de 6,2 % sur la presse magazine et de 5,4 % sur la presse quotidienne nationale [Source : Kantar Media].


Alors que le marché du livre en France est en baisse de 1,4 % en 2012, le marché du livre jeunesse progresse de 2,2 % en valeur, sous l’effet d’une surproduction et d’une concentration sur des best-sellers en fiction.

Aux États-Unis, la diffusion totale des magazines pour le premier semestre de 2013 est demeurée relativement stable (– 0,8 %). On note une chute de 9,8 % des ventes en kiosque, une très légère baisse des abonnements payés (– 0,1 %) et une hausse de la diffusion gratuite de 1 %. Au Canada, la diffusion totale des magazines accuse une baisse de 3,4 % comparée à la même période l’année dernière. [Source : Alliance for Audited Media]


Faits marquants de l’exercice


Dans ce contexte général et sectoriel particulièrement difficile, le groupe Bayard affiche des résultats équilibrés, et une trésorerie nette en progression.

L’ensemble des entités du groupe se mobilise pour consolider le modèle papier traditionnel, en s’appuyant sur l’amélioration continue de ses offres papier.


Sur le premier semestre 2013, La Croix est le seul quotidien national avec une hausse de sa Diffusion France Payée (+ 1,28 %). Sa nouvelle formule, lancée en janvier 2013, renforce sa stratégie bi média avec la volonté de pouvoir suivre toutes les temporalités de l’information sur tous les supports papier ou numériques, toujours avec la même exigence de qualité.


Grâce à la réactivité éditoriale et commerciale des équipes, le groupe affiche une bonne tenue de ses ventes au numéro et un gain notable en parts de marché notamment sur la presse jeunesse dont l’offre ne cesse de se renouveler, ce qui permet une belle visibilité chez les marchands de journaux.


Dans le même temps, l’entreprise poursuit activement la recherche de relais de croissance, en élaborant de nouvelles offres, en poursuivant les initiatives numériques, autour de stratégies d’audience, de diffusion numérique des produits papier, et de création de nouveaux contenus
numériques, et en développant de nouvelles médiations ou services.


Sur l’exercice 2012/2013, Bayard a amplifié sa présence sur le numérique notamment avec le développement et la diversification de ses applications (e-mag, jeux, services...), de sa bibliothèque numérique, le J’aime Lire Store, de nouvelles propositions éditoriales sur son site sécurisé BayaM
et des offres digitales de services Ă  destination du grand public comme des institutionnels (paroisses ou Ă©coles).


RÉSULTATS

Chiffre d’affaires consolidé


Le chiffre d’affaires consolidé de l’exercice s’élève à 359,8 M€, contre 376,8 M€ en 2011/2012, soit un recul de 17,1 M€ (– 4,5 %).

A périmètre et change constants, le recul du chiffre d’affaires s’élève à – 4,7 % soit – 17,8 M€.

Le chiffre d’affaires des sociétés françaises s’élève à 297,0 M€ contre 312,7 M€ en 2011/2012 reculant ainsi de 15,7 M€ (– 5,0 %), et représente 82,6 % du chiffre d’affaires total consolidé contre 83,0 % en 2011/2012.

Le chiffre d’affaires des sociétés étrangères, à 62,8 M€, recule de 1,3 M€ soit – 2,1 % par rapport à 2011/2012. Le chiffre d’affaires de la diffusion presse, à 248,7 M€, est en retrait de 1,9 % à données comparables, sous l’effet du recul des portefeuilles abonnés de certains titres de presse. Les ventes en kiosque de la presse sont stables dans un marché en forte décrue, et celles de Bayard Presse SA affichent une progression notable de 4 %.

Les revenus publicitaires du groupe (9 % du CA total) sont en retrait de 12,5 % Ă  change constant.

Les ventes de livres sont en retrait de 15,7 %, après deux exercices successifs marqués par la sortie et les rééditions de best-sellers.

 

RĂ©sultats

La marge opérationnelle du groupe s’établit à 7,9 M€ contre 10,5 M€ en 2011/2012.

Le résultat d’exploitation du groupe s’élève à 3,6 M€ contre 6,2 M€ sur l’exercice 2011/2012. Ce résultat inclut 2,5 M€ de coûts de restructuration, comme en 2011/2012.

Le résultat financier s’élève à 0,4 M€ contre 0,8 M€ en 2011/2012. Ce recul s’explique par une évolution défavorable des taux de change (– 1,5 M€), compensée par une hausse du résultat sur participations (+ 1,0 M€) conjuguée à l’amélioration du résultat sur trésorerie placée (+ 0,1 M€).

Le résultat exceptionnel s’établit à – 1,1 M€ contre – 0,9 M€ en 2011/2012.

Une charge d’impôt de 0,7 M€ a été enregistrée contre 2,1 M€ en 2011/2012.

Le résultat net intègre des charges d’amortissement et de dépréciation d’incorporels et survaleurs pour 4,2 M€ contre 4,3 M€ en 2011/2012.

Le résultat net du groupe s’élève au 30 juin 2013 à 0,09 M€, contre 1,8 M€ l’année précédente.

Les capitaux propres part du groupe s’élèvent à 42,4 M€ contre 42,5 M€ à fin juin 2012.


Trésorerie et bilan

La trésorerie du groupe est structurellement excédentaire grâce aux ressources importantes de fonds de roulement générées par les abonnements.

Le risque de change lié aux actifs financiers en dollars canadiens et dollars américains fait l’objet de couvertures fermes ou optionnelles pour tout ou partie des montants en jeu.

La trésorerie disponible s’élève à 56,8 M€ au 30 juin 2013 contre 55,3 M€ au 30 juin 2012. Les dettes financières long terme ont diminué de 4,0 M€. La trésorerie nette des dettes financières augmente de 5,5 M€ sur l’exercice, et se monte à 42,0 M€ au 30 juin 2013 contre 36,5 M€ au 30 juin 2012 et 29,1 M€ au 30 juin 2011.

La trésorerie générée par l’exploitation est positive à + 6,0 M€, sous l’effet d’une marge brute d’autofinancement de 7,8 M€, d’une variation légèrement positive du Besoin en Fonds de Roulement et d’un recul des abonnements à servir. La dette abonnés est ainsi passée de 83,5 M€ au 30 juin 2012 à 81,1 M€ au 30 juin 2013.

La trésorerie affectée aux opérations d’investissements et cessions a représenté un décaissement net de 0,3 M€, contre 1,3 M€ au 30 juin 2012.

La variation des comptes courants des filiales intégrées proportionnellement ou mises en équivalence a généré un décaissement net de 0,5 M€.

Le groupe a financé par crédit-bail les aménagements du site de Montrouge pour un montant global de 6,0 M€ en 2008. Ce crédit-bail fait l’objet d’un retraitement dans les comptes consolidés avec la constatation d’immobilisations
à l’actif pour une valeur nette de 3,0 M€ et d’un emprunt correspondant au passif pour 0,3 M€ au 30 juin 2013.


PERSPECTIVES

Evénements importants survenus depuis la clôture de l’exercice

Aucun événement important n’est survenu qui pourrait influencer de manière substantielle les résultats et la position financière de l’entreprise.

Evolution prévisible et perspectives d’avenir

Après un exercice 2012/2013 de forte contraction des recettes publicitaires, les perspectives d’avenir en France comme dans les autres zones géographiques semblent meilleures, un net ralentissement de la baisse des investissements publicitaires dans la presse étant prévu pour 2014, et la nouvelle organisation de la régie publicitaire devant permettre au groupe d’augmenter la part de marché de ses
principaux titres.

La situation économique générale et la dégradation de l’environnement de la presse, notamment de la distribution postale, incitent toutefois à la prudence.

Le résultat de l’exercice 2013/2014 devrait être positif et la trésorerie nette en progression.

Le groupe Bayard est conscient des bouleversements économiques que le secteur traverse. Il voit dans ces profondes mutations et dans les besoins croissants d’éducation, de culture et de médias, la nécessité de s’adapter encore plus rapidement, et aussi des facteurs d’optimisme, ces évolutions rendant plus que nécessaire un Bayard éditeur, médiateur, indépendant et singulier, en France comme à l’international.

Un Plan Stratégique a été posé pour les quatre prochaines années et cette vision a été largement communiquée à l’ensemble du personnel du groupe. Bayard entend mobiliser les énergies et les talents de tous ceux qui contribuent à construire cet avenir, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise ou dans les institutions qui représentent ou sont en lien avec ses publics.